6 conseils pour diminuer la pollution liée au chauffage au bois

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Si le choix d’un chauffage au bois semble être meilleur que le chauffage par convecteurs électriques, au gaz ou au fioul, d’un point de vue environnemental, cette solution n’est pourtant pas écologiquement inoffensive et peut souffrir de quelques défauts qui viennent trahir son bilan carbone avantageux. En effet, dans des conditions optimales, la combustion du bois n’est pas polluante : elle rejette uniquement du dioxyde de carbone  (CO2) qui a été préalablement stocké durant la vie de l’arbre ainsi que de la vapeur d’eau.

Les émissions de ces polluants dans l’air changent en fonction du rendement de l’appareil, et de la qualité de la combustion, ces deux facteurs étant soumis à la conception de l’appareil.

Toutefois, certains signes ne trompent pas. Si des odeurs liées à la combustion du bois s’installent dans votre domicile, c’est qu’il y a rejet de polluants nocifs pour la santé. De plus, la fumée qui sort de la cheminée indique également la présence de polluants rejetés dans l’environnement : plus elle est foncée, plus les polluants sont nombreux.

Bretagne Multi Énergies vous propose 6 conseils pour éviter la pollution liée au bois de chauffage :

Renouvelez votre installation avec un appareil performant :

La pollution générée par le bois de chauffage peut cependant être réduite avec des équipements performants, étudiés pour réduire ces sources de pollution. La majorité de ces émissions est en effet générée par des cheminées, des inserts et des poêles à bois peu performants, et dont le mauvais rendement provoque la libération d’éléments non intégralement consumés.

white-male-1847745_1280Le rendement est la part de la chaleur totale produite qui vous est restituée. Par exemple, Un rendement de 50 % signifie que la moitié de la chaleur produite est restituée pour chauffer la pièce. Une cheminée traditionnelle à foyer ouvert à un rendement faible de 10 à 20 % : donc 80 % de la chaleur produite est perdue, alors que les appareils les plus performants atteignent des rendements de plus de 80 %. En effet, le passage d’un rendement de 50 % à 80 % permet d’économiser environ 30 % de combustible, cela vaut le coup !

En France, le parc installé est globalement âgé, 15 ans d’âge moyen de l’équipement, avec un taux de renouvellement annuel d’environ 4 %, soit 25 ans pour le renouveler intégralement ! Si vous souhaitez renouveler votre installation nous vous conseillons  de choisir un appareil à foyer fermé comme les poêles ou les inserts et faîtes confiance au label Flamme Verte pour trouver un appareil performant.

Faites installer votre appareil par un professionnel qualifié :

Les inserts et les poêles, comme les chaudières, sont soumis à de nombreuses règles de mise en œuvre. Si ces dernières ne sont pas respectées, elles peuvent nuire à son bon fonctionnement et entraîner une certaine pollution.

Avec l’apparition des crédits d’impôts dont nous vous parlions dans un précédent article, de nombreuses entreprises et auto-entrepreneurs se sont improvisés installateurs de conduits et d’appareils de chauffage. Or, ces installations impliquent une connaissance des matériaux et des normes et une mauvaise installation est difficile à corriger une fois terminée. De plus, une installation adéquate est plus sécuritaire et favorise le bon fonctionnement de l’appareil et donc du volume d’émission des particules fines. Nous vous conseillons donc de vous tourner en priorité vers les installateurs agréés « Qualibois ».

N’utilisez que du bois parfaitement sec et propre :

Une fois votre nouveau matériel en place, il convient d’utiliser du bois avec un taux d’humidité inférieur à 25%. En effet, si le taux d’humidité est supérieur à 25%, il n’est pas conseillé de l’utiliser. De plus, pensez à faire sécher votre bois avant la saison de chauffe.

Bretagne Multi énergies vous rappelle  aussi qu’il est interdit de brûler des déchets de bois, ou de bois de récupération provenant de chantiers (palettes) ou de vieux meubles comme le bois peint, verni, traité ou souillé, à cause des fumées nocives qui s’en dégagent. Notez que ces conseils valent aussi pour l’allumage comme le papier et le carton qui sont des matériaux contenant des adjuvants polluants et corrosifs. On utilisera donc uniquement du « bois d’arbre » naturel et bien sec: le bois qui n’a pas séché pendant au moins une à deux années va émettre de la fumée.

Avant de mettre les bûches dans le foyer, il est important de les laisser se tempérer à l’intérieur, car le bois froid brûle moins bien. On choisira des bûches de moins de 10 cm de diamètre, toujours pour éviter une mauvaise combustion qui est source de fumée. Et, enfin, nous vous conseillons de préparer votre feu pour l’allumer par-dessus !

Note : Un feu produit surtout de la fumée dans les premières minutes après l’allumage, car la température n’est pas encore assez haute pour que la combustion se déroule bien.

Entretenez votre appareil et son conduit de fumée :

Le ramonage régulier du conduit de cheminée permet de réduire le dégagement de substances polluantes, ainsi que les risques d’incendie (feu à l’intérieur du conduit) et d’intoxication aux gaz de combustion. Si la cheminée a tendance à s’encrasser rapidement après le passage du ramoneur, il faut en conclure que la combustion du bois se fait mal.

En plus de l’entretien régulier (toutes les semaines sur un insert ou un poêle) que vous devez réaliser vous-même, faites ramoner par un professionnel le conduit de fumée 2 fois par an.

Installez un filtre à particules

Pour réduire les émissions de particules fines de sa cheminée ou de son chauffage à bois, il est possible d’équiper la sortie du conduit de fumée d’un filtre électrostatique qui permet la réduction de  60 à 95% des poussières de suspension (PM10). Il faut que le conduit soit en inox, car un tel filtre fonctionne avec de l’électricité (environ 30 watts) et crée un champ électrique qui attire et fixe les particules fines. Il se nettoie annuellement, lors du passage du ramoneur. Suivant la puissance du chauffage à bois et la zone habitée, ce filtre peut être obligatoire pour les installations neuves.

Le poêle, l’option la plus efficace

La meilleure option consiste à remplacer sa cheminée par un poêle suédois, branché sur le même conduit d’évacuation qu’il faudra idéalement « tuber », autrement dit, l’équiper d’un tube en inox isolé en périphérie. Le rendement peut alors atteindre entre 60 et 80%. Si vous préférez garder l’aspect « cheminée », sachez qu’il existe aussi des modèles performants: la « cheminée à air chaud » ou la « cheminée à accumulation » (environ 75% de rendement).

Bretagne Multi Energies vous propose 2 gammes de bois de chauffage :
le bois haute performance et le bois de chauffage standard.

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