Le pétrole au plus haut avant la réunion de l’OPEP

|Le 28 mai 2018
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Le 22 juin 2018, les membres de l’OPEP et leurs partenaires se réunissent à Vienne, en Autriche.
Tentons ensemble de décrypter les principaux enjeux de cette réunion et ses conséquences sur le prix du fioul domestique.

 

Des prix au plus haut

Les prix ont atteint un nouveau sommet depuis novembre 2014. Le prix du baril de brut se négocie à 66,64$. [Ce tarif a été enregistré le lundi 28 mai 2018 à 18h43].

Des stocks occidentaux mieux maîtrisés

Le niveau des excédents de stocks détenus par les pays occidentaux ont été divisés par deux depuis 2016 mais ils restent élevés, à hauteur de 200 millions de barils.

Une baisse des stocks américains

Les prix profitent également d’une baisse des stocks de brut et d’essence aux Etats-Unis liée à des exportations à la hausse.
La production de schiste aux Etats-Unis tend aussi à dérégler les prix du marché.

Les tensions au Moyen-Orient

Les cours sont remontés après l’annonce de l’assassinat du chef politique des rebelles au Yémen par une frappe de la coalition militaire menée par l’Arabie Saoudite.

L’Iran pourrait également de nouveau être empêché d’exporter son pétrole si les Etats-Unis sortaient de l’accord sur le nucléaire iranien, comme Donald Trump envisage de le faire.

Au Vénézuela

La production de pétrole au Vénézuela «s’est effondrée de 50%» en un an et demi selon le FMI, faute de liquidités pour moderniser les champs pétroliers. Elle s’est établie à 1,5 million de barils par jour en avril selon l’OPEP, au plus bas depuis 30 ans.

Touché par l’effondrement des cours du brut depuis 2014, le Venezuela, qui tire 96% de ses revenus du pétrole, souffre d’un manque de devises qui l’a plongé dans une crise aiguë, poussant des centaines de milliers d’habitants à l’exil et une inflation record de 13800%.

La réélection de Maduro à la tête du Venezuela pourrait entraîner des sanctions américaines.
L’offre de brut sur le marché mondial risque encore de diminuer.

L’Arabie Saoudite

L’Arabie Saoudite, premier exportateur mondial, souhaiterait un prix du baril autour de 80 voire 100 dollars, afin d’augmenter la valeur de sa compagnie pétrolière Saudi Aramco, avant son introduction en Bourse. Cette introduction historique en Bourse, initialement prévue au second semestre 2018, pourrait être reportée à 2019.

Un accord au long terme

Les représentants de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de leurs dix partenaires, dont la Russie, se sont retrouvés en Arabie saoudite, le 20 avril, avant la réunion du 22 juin.
Au sommaire :
– un accord de réduction de la production
– la préparation de la réunion officielle de juin à Vienne.

Cet accord, en vigueur depuis le début de l’année 2017, visait à faire remonter les cours du brut.
La volonté des pays exportateurs est d’arriver à un accord courant sur plusieurs années pour stabiliser les revenus de tous ces pays.

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